La lecture de la jurisprudence est toujours source d’enseignements en matière de Lutte Anti-Blanchiment (LAB), cette matière étant sujette à divers revirements, modifications et interprétations des régulateurs.
Néanmoins, un point revient ces dernières années de manière récurrente, la fréquence de filtrage.
En d’autres termes, à quelle fréquence les assujettis filtrent–ils leur portefeuille ? Quotidiennement ? Hebdomadairement ? Mensuellement ?

Ce point de tout dispositif de Lutte Anti-Blanchiment, apparaît comme primordial aux yeux des régulateurs. On note diverses sanctions sur ce thème, bien que dans tous les cas l’assujetti ait mis en place un dispositif, il a été jugé de son inefficacité au regard des exigences réglementaires en matière de filtrage.


En effet, l’autorité impose à l’assujetti de filtrer son portefeuille à quatre moments :

  • Au moment de l’entrée en relation.
  • À chaque fois qu’une opération est effectuée au bénéfice d’un client.
  • À chaque fois qu’une liste est modifiée (elles le sont quotidiennement).
  • Au moment où la relation d’affaire quitte le portefeuille.

L’assujetti se retrouve donc face à deux problèmes, tout d’abord le coût. La plupart des solutions de filtrage du marché ayant un modèle basé sur la fréquence de filtrage, les dirigeants se retrouvent à devoir effectuer un arbitrage désagréable et dangereux.
Filtrer plus et payer des sommes exorbitantes ? Ou filtrer moins et m’exposer à des risques de sanctions ?
Enfin la technique, à partir d’une certaine volumétrie (10.000 relations d’affaires) cette exigence oblige à la mise en place d’outils très performants capables d’encaisser la charge et l’intensité que demandent autant de calculs de manière intensive.

  
Comment répondons-nous à cette problématique ?

Premièrement, nous ne tarifons pas la fréquence de filtrage (idem pour l’utilisation des listes), vous filtrez autant de fois que vous le souhaitez.

Deuxièmement nous avons récemment déployé une nouvelle architecture informatique, K8S, ou plus connue sous le nom de Kubertenes.
L’esprit de K8S est de permettre d’exécuter et de coordonner des applications containérisées sur un cluster de machines.
C’est une plateforme conçue pour gérer entièrement le cycle de vie des applications et services containérisés en utilisant des méthodes de prédictibilité, de scalabilité et de haute disponibilité comme le décrit le schéma ci-dessous.

Concrètement notre architecture a donc désormais cette forme-ci :

  • Les traitements concernant le filtrage du Gel des Avoirs et des PPE s’effectuent sur une machine séparée, avec la possibilité d’ajuster en permanence et de manière illimitée la capacité et la performance.
  • Le reste de l’application (interfaces et fonctionnalités sur l’ensemble des modules) s’exécute sur des machines séparées. La partie applicative tournant sur trois serveurs capables de prendre le relais instantanément si l’un des trois tombe en panne.

Ainsi nous pouvons augmenter la capacité et la puissance de calculs (le traitement), sans que cela impacte l’utilisation des modules. En février 2021 nous avons produit plus de 95 millions de calculs sur notre ancienne architecture. Grâce à la mise en place de K8S, nous n’avons désormais plus de limites tant sur la fréquence que sur les volumes à traiter.

Si vous souhaitez plus d’informations sur nos solutions, n’hésitez pas à nous contacter.

Elie Lafin
AML Sales Consultant – Astrée Solutions BeCLM

Laisser un commentaire